Détache-moi !

Je pensais ne jamais lire un lire psycho !

Mais il ne faut JAMAIS dire JAMAIS !

Je l’avais depuis longtemps sur mon étagère et cet été à force de chamboulement, je l’ai pris, je l’ai ouvert, j’ai lu l’introduction et je me suis laissé prendre au jeu !

Si on ne peut pas vivre sans lien, il est important d’apprendre à se séparer. Aimer son enfant, c’est l’aider à se séparer de nous pour lui permettre de s’affirmer en tant qu’être autonome : derrière la question de l’autonomie, c’est celle de la liberté fondamentale de l’individu qui se joue. Une réflexion menée par un pédopsychiatre de talent.

Détache-moi ! : se séparer pour mieux grandir du professeur Marcel Rufo

L’auteur :

Marcel Rufo est un pédopsychiatre français né à Toulon le 31 décembre 1944, auteur de nombreux ouvrages consacrés à la prime enfance.

Le Professeur Marcel Rufo est directeur médical de l’espace méditerranéen de l’adolescence à l’hôpital Salvator à Marseille. Il a écrit de nombreux ouvrages.

4ème de couverture :

A la naissance, le bébé ne fait qu’un avec sa mère. C’est le temps de la fusion, indispensable, où il puise assurance et force. Cependant, il faut grandir et, pour cela, prendre de la distance, afin de gagner de nouveaux territoires d’autonomie et de liberté. Tout le développement psychomoteur de l’enfant, toute vie humaine apparaissent comme une suite d’attachements et de détachements, de conquêtes et de séparations. Mais peut-on se séparer sans peine ? Pourquoi la séparation fait-elle naître en nous un sentiment d’abandon ? Qu’est-ce que le travail de deuil, et est-il jamais terminé ? A quoi servent les souvenirs ? Sommes-nous vraiment nostalgiques de la fusion première avec notre mère ? Le Pr Marcel Rufo répond ici avec la chaleur et l’humanité qu’on lui connaît, et une grande empathie pour nos fragilités, nous tendant ainsi un miroir où chacun retrouvera ses interrogations, ses doutes, ses appréhensions face à la séparation. Avec, en filigrane, ce constat : on ne peut pas vivre sans lien mais, dès lors qu’il devient trop exclusif, ce lien menace de nous étouffer. Il faut donc pouvoir le desserrer, se détacher, afin de trouver la juste proximité entre les autres et soi.

Pourquoi je l’ai lu ?

On me l’a prêté, ne me demandait pas quand, c’était il y a plusieurs années, je ne sais pas si le Grand était né, ou si j’étais enceinte … Bref, en gros ça fait 6 ans que je l’ai, je ne l’ai jamais ouvert, il est temps que je le rende à la personne qui me l’a prêté ! On me l’a prêté sans que je le demande ! En gros on me l’a mis dans les mains ! Et ça j’aime pas, qu’on me force la main, surtout pour un livre psycho, comme je le disais plus haut, je ne voulait JAMAIS en lire !

Au début, je l’ai pris « pour moi », moi me détacher de ma mère, de mes parents ! Pour ça que j’ai mal vécu qu’on me le donne sans que je demande !

Puis les derniers évènements dans ma vie ont fait que j’ai ressorti ce livre (qui traînait sur l »étagère du séjour, juste sous mes yeux depuis toujours …) et je l’ai lu, et ça se lit super bien, on apprend plein de chose, qu’on savait déjà mais qu’on laisse traîner dans un coin de notre cerveau, en se disant qu’on y reviendra plus tard … plus tard mais quand ?

Tout au long de ma lecture des phrases m’ont interpellées, je voulais les noter, mais faute d’avoir de quoi les noter sous la main, et le mieux aurait été de les mettre sur l’ordi directement, je me disais que je rechercherais les phrases plus tard … Mais maintenant, que j’écris l’article je ne suis plus sûre de tout relire pour rechercher les phrases. Puis en lisant la conclusion du livre qui reprend toutes les grandes étapes du livre, je me suis dis que j’avais pas besoin de rechercher que la conclusion suffirait !

La conclusion fait 3 pages et demi … je vais pas vous la mettre là … trop long à écrire …

Mais on y apprend qu’on ne peut pas vivre sans lien parce qu’on ne peut pas exister seul. On a besoin de l’autre pour beaucoup de chose : se construire, se rassurer, se conquérir et partager des moments, des idées, des désirs. L’autre nous est précieux car il représente l’ouverture sur le monde. Mais la nature du lien qui nous attache à l’autre doit faire l’objet d’interrogation.

« Le mot lien est lourd de sens : il attache, emprisonne, contraint, asservit… Mais il associe, rapproche, tient le temps qu’il faut, mais sait se desserrer et se détendre quand il le faut. »

« S’attacher, se détacher, revenir, repartir, rencontrer, quitter … Toute notre vie suit se mouvement et ce dès notre naissance. »

Il nous faut nous attacher pour mieux puiser la force de nous détacher ensuite. « Détacher le lien, mais ne pas le rompre. Et st’attacher, ici ou ailleurs, sans se laisser emprisonner. »

Et pour finir en beauté :

« Aimer son enfants, c’est l’aider à trouver l’estime de soi nécessaire pour qu’il nous quitte dès qu’il se sentira prêt »

Dis comme ça, ça fait peur ! On est d’accord avec cette phrase, mais on voudrait qu’il soit prêt le plus tard possible (ou jamais !). Et pourtant on sait que nous quitter ne veut pas dire « à jamais ». Juste grandir et faire sa propre vie ailleurs, tout en continuant à nous voir. Etre parent, nous oblige à nous séparer de nos enfants, même si notre fusion est telle qu’on en a pas envie !

Article non sponsorisé

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Une réflexion sur “Détache-moi !

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