#JAiLu Younger de Pamela Redmond Satran #Lecture #Jailu

Younger de Pamela Redmond Satran

#Lecture #Jailu

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younger

 

Younger de Pamela Redmond Satran

Éditeur : J’AI LU (2016)
304 pages

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Résumé :

Alice, quarante-quatre ans, s’ennuie. Maintenant qu’elle est divorcée et que sa fille a quitté la maison pour faire du volontariat en Afrique, elle rêve de changer de vie. À la veille du Nouvel An, elle part retrouver son amie Maggie à Manhattan. Cette dernière prend les choses en main au cours d’une séance de transformation : coupe de cheveux, maquillage, tenue… Métamorphosée en jeune femme, Alice a du succès et rencontre Josh, un bel étudiant qui pourrait être son fils. Se prenant au jeu, elle décroche un job d’assistante marketing dans la maison d’édition où elle avait commencé à travailler vingt ans plus tôt. Tout le monde lui donne vingt-neuf ans, y compris Josh, de plus en plus amoureux. Mais cette nouvelle vie n’est pas sans risque et tout peut basculer à chaque instant, surtout lorsque la fille d’Alice décide de rentrer soudainement…
Younger dresse le portrait drôle et juste d’une femme qui s’autorise enfin à vivre la vie dont elle rêve. Un véritable guide pour toutes celles qui n’ont pas renoncé à un nouveau départ, quel que soit leur âge.

L’auteur :

Pamela Redmond Satran écrit régulièrement pour les magazines Glamour et Parenting. Elle habite avec son mari et ses trois enfants dans le new jersey.

 

Extrait :

J’ai failli ne pas monter dans le ferry.
J’avais peur. J’étais stressée. Je ne me sentais pas du tout à ma place au milieu de cette foule de jeunes gens qui se ruaient vers le bateau à destination de New York.
Non seulement New York, mais New York un soir de Nouvel An. Rien que d’y penser, j’avais les mains moites et des fourmis dans les pieds, comme ça m’était arrivé la fois où j’étais montée au sommet de l’Empire State Building et que j’avais regardé en bas. Ou comme avait dit ma fille, Diana, à l’époque : «Ça me fait mal au zizi.»
J’aurais volontiers fait demi-tour pour rentrer chez moi, en sécurité dans ma maison de banlieue («Je verrai mieux la fête de Times Square à la télé de toute façon !» avais-je envie de prétexter), mais je ne pouvais pas laisser Maggie m’attendre dans le froid sur la jetée, à Manhattan. Maggie, ma plus vieille et meilleure amie, n’aimait pas les téléphones portables. Ni les ordinateurs, ni les voitures, ni l’idée de venir dans le New Jersey pour le Nouvel An, voire d’y venir tout court. Maggie, qui avait annoncé son homosexualité à ses parents ultra-catholiques quand elle avait seize ans et gagnait sa vie comme artiste, n’aimait pas les solutions de facilité. Je n’avais aucun moyen d’annuler notre rendez-vous et il ne me restait plus qu’à avancer vers cette soirée potentiellement catastrophique.
J’étais donc dans la queue pour le prochain ferry. Il faisait un froid glacial ce soir-là, mais j’étais parmi les premières de la file, les mains posées sur la barrière pour empêcher quiconque de me dépasser. Ces jeunes de bonne famille qui m’entouraient avaient appris à doubler tout le monde dès l’école maternelle, je le savais.
Peu à peu, quelque chose d’étrange s’est produit. Plus je restais là à défendre ma place et plus grandissait en moi l’envie d’aller à New York. Pas seulement pour faire plaisir à Maggie, mais pour me faire plaisir à moi aussi. En regardant les lumières de Manhattan scintiller sur l’autre rive, j’ai commencé à me dire que Maggie avait raison : aller fêter le Nouvel An à New York, c’était exactement ce dont j’avais besoin. «Pour changer un peu», avait-elle dit. «Faire quelque chose que tu n’as jamais fait avant.» Si j’étais dans cette situation actuellement, c’était parce que j’avais toujours vécu en choisissant la voie de la prudence et de la sécurité. Je savais qu’elle avait raison et je voulais changer ça plus que n’importe qui d’autre.
Quand ils ont ouvert la barrière, j’ai couru jusqu’au ferry. Je voulais être la première en haut, arriver sur le pont avant tout le monde pour pouvoir admirer la vue quand on approcherait de New York. J’ai été la première à franchir la porte menant au pont, à agripper le bastingage en métal de toutes mes forces pendant que je reprenais mon souffle. Quand le moteur a démarré, une odeur de diesel a recouvert les effluves salés du port, mais j’ai continué à inspirer l’air à pleins poumons pendant qu’on s’éloignait du bord. J’étais vivante, j’allais de l’avant, et ce soir tout pouvait arriver.

 

Mon avis :

Je ne connaissais vraiment pas du tout, ni de nom, ni même la série du même nom qui a été inspiré par ce livre. Vraiment je découvre tout à la fois, enfin non pas encore la série mais si jamais un jour je tombe dessus je devrais vite accrocher !

On débute donc le roman le 31 décembre, Alice, 44 ans divorcée qui s’ennuie dans sa grande villa dans sa banlieue de New York, rejoint son amie de toujours, célibataire et lesbienne un brin délurée vivant à New York même. Alice se laisse convaincre par un relooking qui la fait paraître beaucoup plus jeune et en fêtant le nouvel an elle rencontre un jeune homme de moins de 30 ans qui lui laisse son numéro.

Pleines de questions se bousculent en elle suite à ce relooking, elle décide de tirer profit de cette métamorphose pour refaire sa vie ou la redémarrer, trouver un travail, elle qui était mère au foyer pour élever sa fille unique loin de la ville.

Elle continue donc à se faire passer pour plus jeune, pour réussir à obtenir un travail dans la maison d’édition où elle travaillait quand elle était jeune (il y a 20 ans !). Et ainsi tout lui réussit, amour, travail … Mais la peur d’être découverte et de tout perdre reste très forte. Elle sait qu’un jour tout prendra fin.

C’est un livre assez court, que j’ai dévoré, je voulais savoir assez vite comment ça allait se terminer une fois le mensonge révélé !

Ce livre est plein d’optimisme, de légèreté et c’est d’un agréable à lire sans prise de tête.

Il faut dire que les personnages sont attachants. On a Alice, drôle et pétillante formant un duo avec sa meilleure amie Maggie qui à l’inverse d’Alice a envie de se poser enfin et de fonder une famille. Le premier chapitre pose les bases et nous met directement dans l’action et la folie de ses deux quadragénaires.

Mais ce n’est pas tout, d’autres personnages féminins vous séduiront dans ce roman, au côté d’Alice, qui rêve d’une seconde jeunesse et de s’affirmer en tant que femme indépendante, on a Lyndsay la jeune éditrice junior, qui ne rêve que de se trouver un mari riche et d’arrêter de travailler au grand dam d’Alice qui essayent de lui expliquer que ce n’est pas la meilleure solution. On découvre aussi Teri sa boss, la quarantaine, accro au travail qui a plus ou moins réussi à concilier enfants et boulot mais non sans une grande frustration. Et enfin on a Maggie, lesbienne, artiste, et célibataire qui rêve d’une grossesse. On assiste donc à un choc des générations et des cultures.

J’ai beaucoup apprécié l’écriture de Pamela Redmond Satran qui est fluide, drôle et agréable.

 

NOTE : 4,5/5

Merci aux éditions j’ai lu pour cette lecture

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Et toi tu l’as lu ? 

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